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dimanche 23 octobre 2011

Amour esquissé

Amour esquissé
(Amours sacrés)

Sous un arbre
Un pardon est soufflé
Une force divine
Coule en moi comme l’eau
D’un printemps
Entre le noir et le blanc
Entre la nuit et l'aube
Entre ma bouche et ta joue
Une subtilité diffuse
Esquisse un début
Un envol
Si l’Amour devait être conté
Cela  commencerait
Par  une paix
Qui dévale de mon cœur
Jusqu’à ton horizon
Sentir ta tendresse
Etalée sur ta peau
Entre toi et moi
Mot-à-mot
Et entre les mots
Je tisse une belle histoire
Qui commence
Dans un jardin
Aux mille parfums
Et ici
Mon  évasion prend du sens
Dans  cet attachement 
Si fort
Que seule une union
Puisse garantir



J’écris de mon havre sur mes terres natales
Nos  lèvres peinent à porter
Les mots de louanges sacrés
Des bienfaits infinis de notre Seigneur
Et nos langues n’osent profaner
Le silence religieux de notre Grande Mosquée

Koun fa yakoun
Formule magique du Tout-Puissant
La vie nous apprend qu’aucune rencontre n’est fortuite

Aucune histoire d’amour n’est
Fruit du hasard !

Nés pour l’adorer
Tel est notre devoir sur terre
Notre raison d’être

Nous avons tous rêvé de la Grande Histoire
D’amour


 Quand nous nous attachons l’un à l’autre
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*Poème également consultable à l'adresse suivante: http://www.mostaganem-aujourdhui.com/pages/arts/poeme-du-terroir-mr-azzi.html  


Espérance


 "Recaresse-moi de tes chaleureux rayons mon Bon Soleil !
Soudain il fait nuit dans mon cœur !
Parce sue je n'ai pas vu le temps passé jusqu'à l'heure...
Étant dehors je n'ai pas cessé de penser à ma Rose!
J'ai tant voulu la serrer dans mes bras, la sentir dans une belle pause.
Je n'ai pas cherché de trouble dans Notre Merveilleux et Exceptionnel Royaume.
Le dialogue est un de nos moteurs.
J...'ai commis une faute, oui et je prends ma correction en homme ferme et courageux!
Je ne comprends guère ce qui m'a pris la semaine passée.
C'est un vrai électro-choque qui m'a fait réfléchir Ma Nouvelle vie.
Je voudrais que mon Seigneur m'entende de nouveau.
Tu as été toujours avec mon moi dans mes moments difficiles.
Moi je n'ai jamais cessé de penser à toi.
Pardonne à mon âme pêcheuse qui a été agitée par les vagues de la vie d'Ici bas, Mon bon Horizon.
[... ]
Tu es une belle et sacrée perle que moi-même je n'ose profaner!
Mon seul argument est gravé en ta tendre poitrine.
Et reprenons notre beau chemin vers notre bel Avenir.

Le poète dit: "Le soir venu en me couchant, sans la présence de mon Bon Horizon, le lit me paraît un sépulcre nocturne!
Alors je ferme sur moi ce tombeau taciturne.
Pour y rêver...
Peut-être tirerais-je de ces songes quelques consolations
de l'agitation de cet état étrange!...
Et le lendemain, lorsque les rayons du soleil pénètrent
à travers ma fenêtre, et viennent mourir sur la dalle
glaciale de mon tombeau je ne souhaite pas ouvrir les yeux au monde et ses rumeurs!
Mais Quand je recevrai un signe matinal de mon... petit oiseau
il me traîne hors de ces pierres jalouses avec bonne humeur.



Texte: "Soupirs du Cœur". Extrait de: "Discours d'espoir". Hiver 2011.

Ruines

RUINES

Par  Mr. AZZI Mohsen enseignant, traducteur et poète algérien.

                     Nous ne comprenons guère les ruines que le jour où nous-mêmes le   sommes devenus.   [Heinrich Heine]
Extrait des Pensées
La fatigue est la ruine du corps et l'inquiétude la faucille de l'âme.   [Proverbe arabe]
Les vertus religieuses ne font qu'augmenter avec l'âge; elles s'enrichissent de la ruine des passions et de la perte des plaisirs.   [Joseph Joubert]
Extrait des Pensées(*)
    « Relevant ces corps qui s’étendent
Là dans les rumeurs du deuil
Parmi d’autres leur faisant écho

Alors que sous les prestiges d’une vie
Se clôt l’ultime regard qui coud les paupières
Sur les bords ramenés d’un linceul
Une vieille main faufile déjà la suture
Quand s’engourdissent les douleurs »(i)


TOUT est ruines autour de moi
Et je ne vois que ruines ici bas,
tous mes sens sont en émoi
Rien ne vaut vraiment la peine, j’entends sonner le glas

 Je marche entre les décombres de mon existence,
 Le bateau sombre en une indignante déliquescence
Tout  tombe en ruines en ces terres abandonnées
 Il semblerait que l’humiliation soit écrite sur nos fronts !
Tout ce que j’ai bâti jusqu’à présent d’entre mes mains s’effrite
 Et s’échoit sur le sol de la déchéance de mon âme

  Mes yeux ne voient que des murailles bâtisses et néant, se putréfiant
Dans le gouffre des décombres de la désolance collective
Le pays hier foulé au pas et humilié sur le tapis vert de la gloire de mes voisins
Comme les bas-reliefs sur les murs des monuments historiques
Les mots inscrits sur les parois de ma mémoire s’effacent
Au gré du temps épique !
Mon esprit tel les pierres d’un vieux château oublié
Se craquèle, j’oublie presque tout les visages d’êtres autrefois croisés
Sont pour moi que des fantômes, et la réalité se confond avec l’imagination.
Tout se brouille dans le brouillard informe et vague
Mon vers perd la force créatrice du génie
Il n’a plus d’éclat, plus de vision lointaine,
Je perds le cap de Bon Espérance
Où est ma vie antérieure ?

Tout s’est rapidement écroulé
Comme suite à un ras-de marée implacable

Je me sens hors du temps
Hors de ma conscience géographique
Chaque jour,  un bout de moi
Se détache et roule loin de moi

 En marchant sur le sentier ténébreux et chaotique de mon inconscience
Mon corps se décompose et part en lambeaux
Touchant le rebord de mon impuissante incandescence

  La vie forge nos entités débridées
où chaque coup de fer façonne douloureusement le visage de nos âmes dégradées
  Chaque jour qu’éclaire le soleil mon champ sombre et désolé
Des souvenirs nostalgiques, comme des plantes grimpantes
Lézardent sur les murs de ma mémoire.

  De l’inconscience de mon esprit (mémoire),
Aux confins de mon oubli
Je lutte contre les assauts de
L’agitation nocturne

 Telle une bâtisse vieillissante de notre glorieux passé,
Notre jeune histoire avec fracas,
S’est effondré.
Le retour sur toutes ces tombes mobiles (limpides)
Et notre obscurité en contrepoint

Tous ces gisants qui œuvrent nous retailler
  Jusqu’au plus infime détail
Comme si de glisser dans la mort
Revenait à se soucier de l’arachnéen suaire
Telle une petite fille qui apprend à cheminer

Aveuglant l’espoir de la douloureuse
Poussière montante
De la chute précoce
Seul abandonné, meurtri par la blessure de l’infâme
Trahison des mers.

Les bruissements résonnent dans ma tête sous les pas fragiles
des craquements d’os des cadavres
de mes rêves….

Entouré du Néant mondain,
Reliquat d’un fossile
Tout me paraît incompréhensible
Ruines  sur Ruines
Explosion Révolutionnaire
Trahison morbide
La vie n’est qu’une illusion
Une pure illusion
Alors traînant ma frustration
Etouffée comme un boulet brûlant
Je franchis le seuil du Cimetière terrien
Par quelques invocations sacrées
Et un silence de Fin du Monde
Je suis accueilli dans le Cimetière
De ma ville natale
Je lance au vent : « Oh ! Morts ! Vous êtes les prédécesseurs
Et nous sommes vos successeurs au fond des tombeaux ! »  
Suite à quoi, j’ajoute ces quelques vers : « Je ne sais pas qui des morts ou des vivants sont les plus heureux d’entre nous ».
J’avance de quelques pas, et trébuche contre une tombe béante
Fraîchement creusée
Soudain, j’aperçois au dessus de moi, un grand trou par lequel se précipitent toutes mes frustrations, angoisses, désillusion et désespérance qui s’abattent sur moi en me jetant vers ce passage de l’au delà !
  Parce que le Cimetière n’est pas la fin mais l’endroit du commencement de la Vraie vie.
Au fond de ce carré glacial, je me résigne à me dire
Que finalement c’est ma destinée, fatale, inéluctable.
Sur ce, je prends une profonde respiration, et je sens une légère secousse
Qui déverse sur moi, un monticule de sable, m’enveloppant
 Je garde un dernier souvenir d’une voix distante comme d’un fantôme du pilier de mon ancienne vie, autrefois connue….
Et je reste immobile sentant mon âme me quitter comme un ultime abandon
A tout jamais, cette fois-ci….



(i) Poème tiré du recueil de Malek ALLOULA Rêveurs /Sépultures suivi de Mesures du vent poème, éd. Barzakh, Alger, octobre 2007, p. 33.